L’accès au prêt hypothécaire de plus en plus difficile

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Typical french architecture facades, Paris, France

Trouver et acquérir l’habitat de ses rêves ou le terrain sur lequel on veut construire est souvent difficile. Mais bientôt d’hypothéquer, le sera encore plus. Les conditions actuelles pour décrocher un prêt immobilier sont très strictes. Et bien qu’un prêt hypothécaire permette d’utiliser son patrimoine comme du capital, il faut savoir que ce type de crédit se fait davantage en fonction des revenus que du patrimoine. Mais aussi, de la garantie que l’emprunteur peut proposer à la banque.

Contrairement aux pays anglo-saxons, les banques européennes, notamment françaises, constituent en amont un dossier afin de connaître les capacités d’emprunts et de remboursement de chaque client. En cas de présence de risque de non remboursement, elles ne valideront pas le prêt.

Les banques se montrent de plus en plus réticentes quant à ces crédits. Elles deviennent plus sélectives et ne privilégient que les dossiers solides. Et pour l’avenir, ce genre de prêt risque de devenir bien plus compliqué. Dorénavant, il ne suffit plus d’avoir un bien et de faire une demande de crédit hypothécaire pour l’obtenir. Les dossiers devront être solides et l’apport plus important.

Les clients devront contribuer de façon plus importante que par le passé :

PARIS6HYPOTHEQUELe montant du crédit hypothécaire que l’on peut obtenir dépend principalement de la valeur du bien immobilier hypothéqué. Et généralement, la valeur du bien immobilier retenue par la banque est bien souvent inférieure à la valeur de marché. De plus, les banques prévoient de limiter le crédit accordé à maximum 80% du prix d’achat du bien. Le futur acquéreur devra ainsi fournir 20%, voire plus, du prix en fonds propres.  Aussi, le recours à une hypothèque oblige à la signature d’un acte notarié. Ainsi, pour l’emprunteur, l’hypothèque représente un coût supplémentaire estimé autour de 2% du montant du prêt. Les taux pour les crédits concernés devraient également repartir à la hausse.

Un impact direct sur les crédits des ménages mais aussi sur les recettes de l’État :

Dans les conditions actuelles, la part des dossiers jugés acceptables est en train de reculer. Et avec ces changements prévus au niveau de l’accès au prêt hypothécaire, le nombre d’emprunteurs risquent encore de diminuer. Les salariés bénéficiant d’un CDI ainsi que d’un bon revenu ont toujours autant de chances de séduire leur banque. Par contre, pour les ménages les plus modestes, le financement de l’achat de leur logement sera désormais bien plus délicat. Toutefois, qui dit moins d’emprunteurs, dit moins de frais d’enregistrement qui vont être payés, moins de TVA pour les nouvelles constructions et moins de transactions. En effet, en réduisant les droits d’enregistrements, l’État risque de limiter ces fonds propres.

Reconsidération des conditions d’accès au prêt hypothécaire de plus en plus difficile en Belgique :

La Banque Nationale de Belgique est alarmée de l’éventuelle chute des prix immobiliers. Elle a ainsi préconisé d’adapter de nouvelles règles venant encadrer le prêt hypothécaire afin de préserver davantage les banques et les les rendre moins vulnérables, en évitant des risques d’insolvabilité des emprunteurs.

Un arrêté royal du ministre des finances, Johan Van Overtveldt, a été proposé dans ce sens et a été soumis à l’approbation en conseil des ministres. Le gouvernement a répondu déforablement et a choisi de ne pas suivre les recommandations de la BNB. Il a également demandé la réalisation d’une nouvelle analyse du risque. Une analyse qui devra être rendue cet automne.

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